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Et si l’on apprenait à maîtriser nos cycles au naturel ?

 
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Connaître son corps et gérer sa contraception au naturel, en observant son cycle, ça vous tente ? C’est le projet qui a animé Laurène, 35 ans et deux enfants, en créant, il y a quelques années, « Emancipées ». Par son site, son compte instagram (suivi par plus de 90 000 personnes !), ses clubs et programmes d’accompagnement, elle n’a qu’un objectif : redonner aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel ! Pour maitriser sa contraception ou pour favoriser une conception, ces méthodes naturelles ne seraient-elles donc pas des trucs de grands-mères fantaisistes et peu fiables ? Comment démarrer une alternative saine et émancipatrice ? Maman Vogue a eu la chance et le plaisir d’interviewer Laurène !

Comment t’est venue l’idée de fonder « Emancipées » ?

J’ai été avocate pendant dix ans, en travaillant dans un cabinet et en direction des affaires publiques. Mais plusieurs petits éléments déclencheurs m’ont donné envie de changer et de me lancer. Le besoin de trouver un équilibre vie personnelle – vie professionnelle. Celui, aussi, d’avoir un alignement avec certaines valeurs, que je ne trouvais pas comme avocate. Le désir, enfin, de travailler autour de la santé de la femme. C’est quelque chose auquel je suis sensible depuis très longtemps. J’ai arrêté la pilule à l’occasion d’un souci de santé lié à la thyroïde et à un traitement hormonal. Je me suis formée aux méthodes naturelles et j’en parlais beaucoup autour de moi. Je voyais que c’était un sujet qui mettait d’abord les gens très mal à l’aise avant de les passionner ! L’élément déclencheur final fut sans doute un week-end de préparation au mariage, que je suivais avec mon futur mari. Quand le sujet de la sexualité a été abordé et que j’ai commencé à évoquer les méthodes naturelles, j’ai vu tous les yeux s’éclairer !

J’ai pris conscience que tout le monde avait besoin d’être éduqué sur le sujet, qu’il y avait un besoin important !

Cela a-t-il toujours été naturel pour toi de connaître ton corps et ton cycle ?

Oui et non ! J’ai toujours été plutôt à l’aise dans mon corps. En revanche, comme beaucoup de femmes, j’ai pris la pilule très tôt, à 15 ans. Pendant des années, j’ai donc eu mon cycle sur pause et je n’étais à l’écoute de rien. Quand j’ai réalisé que je prenais des hormones chaque jour depuis tout ce temps et que ce n’était pas anodin, j’ai tout arrêté. J’ai redécouvert mon cycle et ses variations, qui sont une grande force pour les femmes ! Avec le recul, je me dis que je n’étais pas la vraie moi pendant toutes ces années ! En tout cas il me manquait toute cette subtilité féminine liée au cycle et à la fluctuation hormonale.

Quels sont les freins et les peurs que tu constates chez les femmes ?

Je rencontre beaucoup de femmes en désir de grossesse, avec des peurs liées à leur parcours et à ce désir. Quand elles découvrent notre approche sur la physiologie du cycle, l’observation de l’ovulation et tout ce qu’on peut mettre en place pour optimiser la fertilité… les freins et les peurs font place à l’espoir et au sentiment de puissance ! Il reste l’inquiétude de faire quelque chose de marginal. Aujourd’hui, quand vous dites à un médecin que vous suivez votre courbe de température pour un projet de grossesse, on voit des yeux se lever !

Pour les femmes qui cherchent une approche plus autonome et plus naturelle de leur contraception, les freins restent, là aussi, le regard de l’autre, la peur de choisir une méthode que tout le monde juge non fiable.

Il faut de l’audace pour se lancer et se croire capable !

Je suis persuadée que si les discours changeaient, les peurs sauteraient ! Nous sommes dans une période d’entre-deux avec de nombreuses études qui prouvent la fiabilité de ces méthodes naturelles. Mais elles ne sont pas encore enseignées dans les études médicales ni connues du grand public. Il subsiste donc encore ce grand amalgame : cette approche est jugée comme non sérieuse, « truc de grand-mère », non fiable etc.

Pourquoi cette notion d’ « empowerment » et ce nom d’ « émancipées » ?

L’idée est d’aider les femmes à s’émanciper de toutes les croyances sur leur capacité à connaître et gérer leur corps. On a souvent cette image de nos grands-mères se battant pour la pilule et la maîtrise de leur contraception. Mais si on veut s’affranchir, aujourd’hui, de cette pilule et retrouver son corps sans hormone de synthèse, c’est tout aussi féministe et émancipateur ! Chaque époque a sa prise de conscience. Aujoud’hui, le combat c’est plutôt de préserver sa santé et de maîtriser sa contraception mais sans brider son corps. L’émancipation c’est donc retrouver ce savoir, ce pouvoir et cette autonomie.

L’emporwement féminin c’est cette mise en action quand les femmes se mettent à l’écoute de leur corps et qu’elles ne sont plus à la merci d’un médicament ou d’un dispositif médical.

En quelques années, sens-tu une évolution dans l’accueil de ton discours ?

Oui, clairement, même si j’ai créé Emancipées il y a trois ans et demi, seulement. Depuis le début, je reçois un accueil très majoritairement enthousiaste. Et beaucoup de remerciements sur ces connaissances apportées aux femmes. L’évolution que je constate c’est cette impression de moins partir de zéro. De plus en plus de femmes entendent parler des méthodes naturelles et tombent moins des nues qu’avant quand on leur dit « mais si, tu peux savoir quand tu es fertile avec ta glaire cervicale ! » Mais fondamentalement, l’accueil est toujours très positif. Et c’est ce qui me porte ! Tous les retours de femmes ou d’hommes qui disent avoir changé le rapport à leur corps et à leur projet de grossesse, avoir retrouvé des clés d’action sur leur contraception, c’est merveilleux !

Quels conseils donnerais-tu à une femme qui souhaite arrêter la contraception et apprendre à connaître son corps et son cycle ?

S’informer et se former ! Le problème, aujourd’hui, c’est toutes les personnes qui se lancent à la va-vite, sans rigueur et sans vraie formation. A chaque fois qu’on me parle de la cousine de l’ami du mari d’untel qui est tombée enceinte par surprise en faisant les méthodes naturelles, je réponds : « Elle était vraiment formée cette cousine ? » Non ! On peut se sentir pousser des ailes en se reconnectant à son corps et à son cycle, mais cela ne suffit pas.

Mon conseil c’est donc : allez-y, ça va vous changer la vie ! Mais faites ce petit investissement de départ de la formation !

Alors, prêtes pour une méthode saine, naturelle et libératrice pour connaître son corps et maitriser son cycle ? Rendez-vous chez Emancipées !

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