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1er mai, fête du travail !

 
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En préparant cet article, il m’avait semblé intéressant de parler de l’histoire du 1er mai, la fête du travail !

Je pensais vous parler d’histoire…

Puis je me suis dit que vous saviez déjà sans doute qu’à l’origine, il y a le moving day, ce jour qui ouvre l’année comptable en Amérique et marque la fin des contrats de travail des ouvriers, les renvoyant à une vie précaire en attendant de retrouver un emploi ailleurs…

j’ai pensé que vous saviez qu’en ce 1er mai 1886, les syndicats ouvriers américains avaient revendiqué la journée de 8 heures, suivis par plus de 300000 ouvriers et que les journées suivantes furent sombres et sanglantes.

Bien sûr, j’aurais pu vous évoquer cette première journée de manifestations en France, en 1890, et celle de 1891 qui tourna au drame à Fourmies…

Et j’aurais pu rappeler que ce n’est qu’en 1919 que ce jour devint chômé en France, qu’il devint férié en 1941 en prenant le nom de Fête du travail et de la concorde sociale, qu’il disparut à la Libération, fut remis à l’honneur en 1946 et institué définitivement comme jour chômé, férié et payé en 1948.

Ou j’aurais pu faire la liste des différentes dates où, dans le monde, on fête le travail et les travailleurs…

…ou de muguet

J’aurais pu aussi, avec un ton plus printanier et joyeux, vous présenter un joli brin de muguet et vous raconter qu’à l’origine, c’est la fleur d’églantine qu’on arborait ce jour là en souvenir de la fusillade de Fourmies…

…ou de saint Joseph

Puisqu’en 1955 le pape Pie XII l’a déclaré patron des travailleurs et a institué la 1er mai comme la fête de saint Joseph artisan !

J’aurais pu vous dire tant de choses que vous savez déjà ou que les journaux vous rediront ce jour !!

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Mais j’ai préféré vous parler d’autre chose…

Mais il m’a semblé tout d’un coup qu’il était plus intéressant de réfléchir au sens du mot travail. Cela m’est venu comme une évidence après ce mois d’avril où nous avons évoqué sur Maman Vogue le travail des mamans, qu’elles soient au foyer, salariées ou entrepreneuses…  Comme une conclusion en ce début de mois de mai…

J’ai donc commencé à reprendre une ancienne publication professionnelle où je réfléchissais à ce mot d’un point de vue étymologique !

Le travail, c’est quoi ?

« Selon le dictionnaire étymologique Bloch et Wartburg, le mot travail renvoie d’abord à une « machine où l’on assujettit les bœufs, les chevaux difficiles, etc., pour les ferrer » puis à un instrument de torture (tripalium). Et, même si cette étymologie est discutée, le verbe travailler, jusqu’au XVIe siècle, a signifié : tourmenter, peiner, souffrir, principalement en parlant d’un accouchement. Ce n’est qu’à partir du XVe siècle que ces mots ont pris le sens moderne que nous leur connaissons.

Mais il leur reste cette idée d’assujettissement et de souffrance, idée que l’on retrouve aussi dans le mot labeur qui nous vient d’un mot latin, labor, qui signifie effort ou fatigue. Le terme employer, quant à lui, a une connotation moins pénible, mais il vient du latin implicare (plier dans) qui signifie mettre l’un dans l’autre et qui a donné envelopper et engagerS’impliquer suppose donc de se plier à des exigences, de se soumettre à un joug, que ce soit celui d’un patron, d’un marché, d’une loi ou de la conjoncture économique.

Comment donc s’épanouir dans le travail si l’on considère cet aspect négatif de souffrances et de « torture » ? Pourquoi, à une époque où les chiffres du chômage explosent, rechercher si activement cet emploi ?

C’est que le mot travail recouvre non seulement l’idée de l’effort, mais aussi et surtout la réalisation qui en découle. « Tu as fait là un beau travail », dirons-nous à quelqu’un en évaluant le fruit de son activité. De la même façon que le travail de l’accouchement n’est pas un but en soi et que toutes les peines sont oubliées « lorsque l’enfant paraît », ainsi la souffrance liée au travail n’est-elle justifiée que par ce qui en découle, à savoir une belle oeuvre et/ou un gain adapté. »

Mais encore ?

Mais j’ai voulu aller plus loin… profiter de l’occasion pour creuser le sujet. Et je suis tombée sur l’encyclique Laborem exercens de Jean-Paul II sur le travail humain…

Et comme la lecture de ces pages m’a redonné du courage, j’ai décidé de vous partager ma lecture du jour pour vous faire du bien.

Bon, c’est sûr, faut parfois s’accrocher ! Mais c’est réconfortant… Qu’on soit croyant ou non, il me semble intéressant de réfléchir à ce qui fait la dignité du travail. Il est réconfortant de réaliser que le travail n’est pas une « punition » mais un moyen de s’épanouir, à condition de respecter la hiérarchie : « le travail est avant tout pour l’homme et non l’homme pour le travail ». Il est passionnant de comprendre qu’on ne peut séparer le travail du capital ni les opposer si l’on veut respecter la justice et la dignité de l’homme, car « le capital est au service du travail et non le travail au service du capital »

Le travail, un bien de l’homme et une vocation ?

Réfléchir à la notion de travail permet de se pencher sur l’être humain, sa dignité, les droits des travailleurs trop souvent bafoués, le salaire, la place des femmes, celle des personnes porteuses de handicap, l’agriculture, le progrès technique et technologique, le chômage et la question sociale, le capitalisme, la notion d’entraide, le travail des immigrés, les vacances et le repos (indispensables !)…

Certes, « tout travail, qu’il soit manuel ou intellectuel, est inévitablement lié à la peine », mais là n’est pas son essence. Le travail est un bien de l’homme et une vocation, « car par le travail, non seulement l’homme transforme la nature en l’adaptant à ses propres besoins, mais encore il se réalise lui-même comme homme et même, en un certain sens, il devient plus homme. »

Une lecture pour s’épanouir…

Je ne peux vous résumer plus de 40 pages en quelques lignes… En guise de brin de muguet je vous offre cet article ! Allez lire ce document passionnant qui vous aidera peut-être, maman, à trouver votre place dans le monde du travail et à vous épanouir où que vous soyez ! Quant à moi, j’y retourne pour mieux l’approfondir !

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