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Vaincre ou Mourir – Le premier film du Puy du Fou

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Un défi spectaculaire, à l’image du Puy du Fou

Le Puy du Fou nous a habitués à des prouesses artistiques en grand nombre, mais il n’avait encore jamais produit de film à grand budget, et c’est auprès de Saje Distribution et de StudioCanal qu’il saute enfin le pas pour diffuser sur le grand écran la culture historique et vendéenne qui caractérise toutes ses créations.


Le défi fou de monter une boîte de production, de recruter un panel d’acteurs connus du grand public et salués par la critique (deux des rôles majeurs du film sont tenus par Gilles Cohen, acteur français célèbre de la série Le Bureau des Légendes, ainsi que par Rod Paradot, César du meilleur espoir masculin en 2016) et de relever le pari d’un film historique n’a pas semblé être un frein pour l’équipe du Puy du Fou. Ainsi, le 8 décembre dans toute la France, le film Vaincre ou Mourir était diffusé en avant-première: nous y avons assisté.

Le film sort en salles ce 25 janvier 2023.

Les Guerres de Vendée, une thématique chère à l’équipe du Puy du Fou

Mais alors, quel est donc le sujet que la direction du mythique Parc a pu choisir pour cette première production ? Le même thème que celui qui a poussé Philippe de Villiers à créer le Puy du Fou, et qui guide toujours une partie majeure des choix de spectacles et de communication du Parc : les Guerres de Vendée, et particulièrement ici la figure de François-Athanase Charette de La Contrie, dit Charette.
Le film emmène son public au coeur du bocage de l’Ouest de la France en 1793, au château de Fonteclose, alors que la république fraîchement instaurée est prise dans les tourments de la Terreur et des guerres européennes, et nous assistons à la vocation de chef vendéen de Charette, que les paysans des alentours sont allés chercher dans son château pour lui demander de prendre les armes avec eux.
Nous suivons ensuite l’évolution de ce personnage et de la Vendée toute entière jusqu’à l’exécution de Charette le 29 mars 1796 à Nantes, alors que la république vient à bout de la résistance monarchiste et catholique vendéenne, et après trois années de lutte acharnée entre l’armée révolutionnaire et les paysans.


Malgré certaines scènes qui cherchent à noyer dans le dynamisme et les effets visuels, des dialogues parfois un peu creux, cette production parvient une fois encore à éblouir et captiver le public, tout en construisant un scénario historiquement fiable et humainement émouvant.

Un film à l’esthétique crue mais émouvante, pour un public averti

Il est cependant nécessaire de noter que ce film, grâce aux moyens du cinéma et à son esthétique générale, est extrêmement violent et beaucoup plus cru que les spectacles du Puy du Fou ; il n’est donc en aucun cas destiné à un jeune public, mais plutôt à de grands adolescents que la vue du sang n’effraie pas.
En effet, la dimension épique du film permet de mettre en scène de nombreux combats dans les bocages ou lors des passages des Colonnes Infernales (des détachements de soldats révolutionnaires envoyés pour incendier villages vendéens, les piller et massacrer leurs habitants) ; l’esthétique générale du film, aux teintes sombres et presque terreuses, participe également de ce climat de violence omniprésente que le film réussit à montrer à son public.
Quelques scènes de fête ponctuent le récit et font elles aussi écho à la patte artistique particulière du Puy du Fou : de nombreuses références musicales et visuelles rappellent ainsi sans cesse les spectacles, et d’autres clins d’oeil réjouiront les amoureux du Grand Parc, comme par exemple le compagnon de Charette appelé Maupillier (personnage vendéen réel) comme le héros de la Cinéscénie.
Vous avez aimé le spectacle Le Dernier Panache ? Vous allez encore plus apprécier Vaincre ou Mourir !
Il est cependant dommage que la mise en valeur des personnages féminins du film ne soit pas plus poussée, car là où la psychologie des personnages masculins est subtile et travaillée, les rôles de femmes sont plus plats et caricaturaux ; mais la figure de Charette reste évidemment la plus marquante, personnage humain non pas idéalisé mais présenté avec ses faiblesses et ses erreurs qui complètent le tableau de ses exploits et de ses victoires. Le film nous donne d’ailleurs accès à son intériorité grâce à une technique cinématographique de caméra tournante autour de Charette dans une salle sombre avec sa voix en fond sonore, procédé parfois superflu mais permettant de saisir au mieux les enjeux des choix cruciaux du chef vendéen.

Notre avis

Plus qu’un bon moment au cinéma, ce film tend à édifier le public et à lui montrer la réalité de la Vendée sous la Terreur ; bien que la figure héroïque de Charette soit exécutée et que son armée ait été dispersée dans le bocage, l’importance primordiale du souvenir du populicide vendéen et de cette face cachée de l’histoire de la France catholique reste gravée dans les mémoires et éduque le spectateur aux notions de courage, d’honneur et d’amour de son pays. Vaincre ou Mourir est donc un film historique comme on n’en produit plus beaucoup au XXIème siècle, et aller le voir permet de soutenir le Puy du Fou et de prendre conscience de notre histoire qui n’est pas finie et de notre rôle mémoriel aujourd’hui ; cette production est l’écrin parfait pour la devise de Charette “Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais!”

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