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Rapport de l’IGAS: scandale dans les crèches

 
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Le rapport de l’IGAS sur la protection de l’enfance dans les crèches vient de sortir. ll est sur les chaînes de nouvelles. Âmes sensibles s’abstenir ! On y lit des exemples attristants de maltraitances envers les enfants dans certaines crèches: des couches non changées, pas de sieste par manque de lit, des bébés affamés. C’est surréaliste ! Certaines phrases sont presque insupportables à lire « Ne pas donner à boire pour ne pas changer la couche » ? Ce n’est pas possible, c’est un cauchemar, on va se réveiller !

Le choix de travailler dans une crèche

J’aime à croire que les gens qui choisissent de travailler dans la petite enfance font ce choix parce qu’ils aiment les enfants et qu’ils apprécient prendre soin d’eux. Je crois que personne ne choisit cette profession dans le but d’être maltraitant. Par ailleurs, même si une personne était mal intentionnée, j’espère que les garde fous mis en place seraient efficaces ! C’est bien à cela que servent les cadres, les réunion d’analyses de pratiques, les psychologues du personnel etc… à éviter toute forme de dérive. Alors si personne ne souhaite être maltraitant, à quel moment ça bascule? Où est le loupé ? Comment arrive-t-on là sans tirer le signale d’alarme un peu plus tôt ? On l’a peut-être déclenché mais personne n’a entendu ?

Comme en EHPAD ?

Le rapport ressemble fort à celui des EHPAD Orpéa. Celui qui parle de maltraitance des personnes âgées par manque de personnel et manque de moyen. Si l’un de vos proche est hospitalisé, vit en EHPAD, ou tout simplement si vous connaissez quelqu’un qui y travaille, vous pouvez sûrement témoigner de la charge et de la fatigue du personnel médical. C’est la réalité d’aujourd’hui. Combien de fois avons nous entendu des phrases ressemblant à : « Je n’ai pas le temps !!!!! » , « On n’a plus le temps d’être bien traitant, il y a tellement de travail pour si peu de personnels soignants ».

Autant dire que même avec le soignant le plus passionné par son travail, le plus professionnel, le plus dévoué, les conditions de travail, le système, la pression, tout ça réunit ne lui permet plus d’effectuer son travail correctement. Rien que le simple fait de ne pas être paisible face à quelqu’un dans la souffrance et le besoin, n’est ce pas là un début de maltraitance?

La dernière fois que vous étiez à l’hôpital, l’infirmière (ou l’aide-soignante car tous les membres ont touchés) vous paraissait sereine ou bien courait elle partout sans savoir où donner de la tête? Ne devrait-on pas avoir les conditions de travail adéquates pour être pleinement disponibles pour les patients? Surtout que ceux qui choisissent ce métier le font parce qu’ils aiment les rapports humains.

Quelle solution pour les crèches ?

Je ne connais pas la solution. Evidemment, il faut commencer par soutenir les familles dont les enfants ont été maltraités. Les actions et les comportements dont le rapport fait mention sont absolument inacceptables. Faut-il accabler uniquement le personnel en cause? Faut-il aller chercher les responsables au dessus ? Peut-être bien au dessus, même…

En effet, j’aimerais savoir si les personnels fautifs ont pu à un moment exprimer leur détresse face à leurs conditions de travail? Existe-il les espaces pour dialoguer de ce sujet? Sont-ils entendus? Comment rattraper ce qui s’est produit dans les crèches ? Est ce que les parents vont être accompagnés, les enfants suivis ? Qui va s’assurer qu’ils sont entourés et compris ?

Comme je compatis avec les parents qui ont confié la prunelle de leurs yeux à ces personnes supposées être formées, accompagnées et encadrées. On ne mesure pas précisément les conséquences pour ces enfants, mais on sait qu’ils auront besoin d’être accompagnés !

Le jour d’après…

Comment les parents qui ont leurs enfants en crèches vont-ils aborder la prochaine matinée où ils vont déposer leurs enfants ? Ils risquent d’être remplis d’inquiétude après avoir entendu les résultats de ce rapport. Auront-ils la possibilité de parler ? D’être rassurés ?

J’espère que les personnels de crèches ne prendront pas personnellement les questions qui leurs seront posées. Les parents ont besoin d’être sereins pour laisser leurs enfants le matin et pouvoir aller travailler. Surtout que pour certains ce n’est pas un choix de conviction mais plutôt une nécessité.

Y aura-il une conséquence sur le nombre d’enfants mis en crèche? Sont-ils actuellement vraiment trop nombreux ? Faudra-t-il ouvrir de nouveaux endroits pour les accueillir ? Supprimer des places ?

Pourtant, une majorité des enfants en crèches y semblent heureux. Nous connaissons tous du personnel de crèche formidable qu’on remerciera toute notre vie pour le soin apporté à nos enfants. Mais après ce rapport, malgré toutes nos certitudes, certains doutes risques d’émerger.

Revoir le système des crèches

Peut-être que certains parents après ce rapport vont complètement remettre en question le fait de faire garder leurs enfants. Et si c’est le cas, auront-ils le choix de changer de fonctionnement ?

Est ce que ce n’est pas tout le système autour de la petite enfance qui est à revoir ?

On pourrait par exemple proposer plus facilement les congés parentaux sans qu’il y ait de conséquences sur la carrière et qu’on ait peur de se retrouver au placard. On peut même rêver d’un congé parental tellement valorisé que les parents le prendraient sans peur, avec fierté et liberté !

Il y aurait aussi la possibilité d’aides financières suffisantes pour qu’un parent puisse rester à la maison jusqu’aux trois ans de son enfant sans crainte pour la fin du mois.

Ou alors on mettrait plus d’argent dans les crèches ! Et ainsi enfin, on penserait d’abord au bien-être des enfants avant de penser à la marge de doit dégager l’entreprise…

Les parents pourraient aussi avoir le choix d’une semaine de quatre jour. Ainsi, sans toutes les contraintes administratives, ils pourraient s’organiser entre amis pour surveiller à tour de rôle les enfants du voisinage…

En attendant, soyons solidaires face à ce genre de drame, et questionnons le fond, cherchons à comprendre où se situais la faille, pour ne plus jamais connaître de tels drames.

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