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Les contes sont-ils vraiment destinés aux enfants ?

 
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Les contes sont-ils vraiment destinés aux enfants ?
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Les vacances avec les cousins ou les grands parents sont souvent de bonnes occasions de (re)lire certains contes: les contes des frères Grimm, de Charles Perrault ou encore d’Hans Christian Andersen, en passant par les adaptations plus modernes de Walt Disney. Si le but premier des contes est de divertir, ces derniers peuvent certaines fois terrifier les enfants. Alors sont-ils réellement destinés aux enfants ? Nous faisons le point.

La morale des contes : un enseignement riche pour les enfants

Autrefois, bien avant l’arrivée des beaux livres illustrés ou des formats vidéo, les contes se transmettaient à l’oral lors de veillées populaires et familiales. Certains chercheurs estiment que l’origine des premiers contes de fées date d’il y a environ 6 000 ans. Il faudra attendre l’arrivée de Charles Perrault au 17ème siècle pour structurer ce genre littéraire en format écrit.

Un conte de fée se définit comme un récit fabuleux mettant en scène des personnages merveilleux ou des créatures imaginaires dans lequel des événements miraculeux se produisent. Ces récits font donc appel à notre imagination, repoussant les limites du réel. Un monde enchanteur où l’on retrouve des créatures merveilleuses, comme des fées, des sirènes, des lutins ou encore des dragons.

Mais ce qui caractérise un conte est surtout sa morale. En effet, dans chaque conte se cache une morale à la fin de l’histoire. Cette morale pourrait donc être une source d’enseignement ludique pour les enfants. Par exemple, Le petit chaperon rouge enseigne aux enfants qu’il faut toujours se méfier des inconnus. Même s’ils ont l’air gentils au premier abord. La Reine des Neiges illustre comment l’amour est plus fort que tout. Et que la peur ne mène à rien, sinon à l’isolement. Des leçons de vie importantes à transmettre aux enfants dès leur plus jeune âge, qui permettent aussi de faire passer un message à leur inconscient. Les célèbres psychanalystes Sigmund Freud et Bruno Bettelheim ont d’ailleurs longuement étudié l’impact des contes sur la psychologie des enfants.

La morale des contes impacte-t-elle le comportement des enfants ?

Pour vérifier si les contes avaient un réel impact sur le comportement des enfants, des scientifiques ont mené une expérience sur des enfants âgés de 3 à 7 ans. Chaque enfant se tenait seul dans une pièce et devait deviner quel objet se trouvait sur une table dos à lui, seulement en utilisant son ouïe. Puis, l’expérimentateur prétextait avoir oublié un livre et sortait de la pièce. Une caméra cachée observait si l’enfant allait « tricher » en profitant de l’absence de l’examinateur pour se retourner. L’expérimentateur revenait avec un livre et lisait un conte à l’enfant.

La morale de ce conte était qu’un enfant se trouvait récompensé après avoir dit la vérité, ou puni pour avoir menti. Enfin, l’expérimentateur demandait à l’enfant si ce dernier s’était retourné pendant son absence afin d’identifier l’objet. Et l’expérience a démontré que les enfants à qui l’on avait raconté une histoire dans laquelle le héros était récompensé pour avoir dit la vérité étaient plus nombreux à avouer s’être retournés.

Cette expérience a donc permis d’établir un lien entre la morale des contes, et le comportement des enfants.

La fin des comptes modifiée pour ne pas traumatiser les enfants

Dans cette précédente expérience, les enfants à qui l’on avait conté l’histoire avec la morale finale où l’enfant se trouvait puni pour avoir menti, l’impact sur leur honnêteté n’a pas pu être démontré. Autrement dit, les histoires qui finissent bien, auraient un impact plus significatif sur les enfants que les histoires qui finissent mal.

Dans leurs versions originales, beaucoup de contes finissent tragiquement. Comme la première version du petit chaperon rouge où cette dernière se fait dévorer par le loup. Jugées traumatisantes pour les enfants, beaucoup de fins de contes ont été modifiées notamment dans les adaptations de Walt Disney. C’est ainsi le cas de Cendrillon, Blanche-Neige, La Petite Sirène ou encore La Belle au bois dormant, dont les récits originaux sont bien plus violents et sordides que les adaptations en dessins animés.

Un outil cathartique ?

Ainsi, la retranscription moderne des contes semble plus adaptée aux enfants. Même si certains psychologues soutiennent qu’une fin tragique permet aux enfants de se préparer à la cruauté de la vie. Mais aussi de les rassurer en leur enseignant qu’ils ne sont pas les seuls à souffrir. Car sans être exposés à des événements tragiques, les enfants ressentent aussi des souffrances dans leur quotidien. Peur, colère, tristesse, jalousie etc. Grâce aux contes, l’enfant peut comprendre que ces émotions sont vécues par tous, et qu’il n’est pas le seul à les ressentir.

Chaque enfant possède sa propre sensibilité. Et finalement, les parents sont sûrement les personnes les plus aptes à déterminer si un conte « violent » risque de traumatiser l’enfant. Ou au contraire lui servir d’exutoire pour ses propres émotions.

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